Tu critiques le système mais il t'a baisé depuis longtemps...

Tu critiques le système mais il t'a baisé depuis longtemps...









Une présentation ?
Pour quoi faire ? Tu en liras quoi ?
3-4 lignes maximum...
Il est comme tout le monde même si chacun peut se laisser prétendre qu'il est différent des autres.
Tu penses faire de ta vie un roman, tel une vie de star mais nan, réveilles-toi, tu ne vivras jamais rien de tout ça à moins d'un miracle...
Non, il n'est pas là pour te faire une leçon de morale, il te l'a déjà dit : il est comme tout le monde.
Pessimiste &&' Optimiste ? Par moments...
Douteux &&' Confiant ? A chaque instant...
Rien d'extraordinaire...

Toujours est-il qu'il continue à faire cet article qui doit te sembler sans importance.
Tu dois le croire immâture mais t'es-tu seulement déjà demandé si toi tu l'étais, ce que les gens peuvent penser de toi &&' si tu es réelment épanoui dans ta vie ?
Non ? Oui ? Tout cela m'est bien égal si tu savais...

L'essentiel n'est pas là.
Tout ça pour te dire que sa vie n'est peut-être pas ici mais jusqu'à preuve du contraire, il la vit au jour le jour...
Il vit pleinement sans se soucier du reste &&' c'est peut-être d'ailleurs ça qui te gêne...
Cependant, le temps passe trop vite...

Il est du Nord, jeune, rieur &&' joueur à la fois.
Il pense les* avoir trouvés, au moins le temps d'une année.

Il rêve d'une meilleure jeunesse &&' espère avoir son Bac L .




Au fait, Je m'appelle Grég'...















# Posté le dimanche 02 mars 2008 07:31

Modifié le samedi 10 octobre 2009 12:13

Peu importe le sang sur mes mains , même le mien ...

Peu importe le sang sur mes mains , même le mien ...




J' y ai goutée le tien !
Suvi les labyrinthes
Courbé le néant
Lacunes béantes
Pas assez grandes

J'aurais dû ressentir la détresse dans ta chute,
Ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit.
Je comprends, ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers toi.
Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris.

Une odeur de chair se dispute au parfum, prend possession de l'air. Violemment aspiré par ce trou béant, il me regarde, atone, et me lance « maintenant ou jamais ».
Tous ces mots que nous n'avons jamais pu dire s'échangèrent dans le silence par les regards de nos deux êtres fissurés.
Doux moment, douce maman...

Sans faiblir, l'animadversion alimentait ce désir furieux de contempler enfin un spectacle commun.
Maintes fois, j'ai écrit un scénario implacable.
Chaque soir, l'habit du malheur s'ajustait, inavouable.
Le temps, son œuvre, ne laisse de ces sombres heures que des flashs intercalaires de cet enfer effrayant qui nous brisa tous.
Des flots d'éthanol corrosif brûlaient tes choix, voilà ce qu'il me reste de toi, la lente lumière chaude d'un soleil froid, ces rares instants profonds de communion voilant l'inévitable destruction.
Longtemps il n'est resté des ténèbres qu'une envie impatiente de partir, de grandir abandonner l'antre imprégnée de fumée, baignée d'alcool, briser les chaînes du passé, créer l'irréel.
Mon idéal viscéral perdu dans les abysses d'une obscurité absolue, ces doux accords dissonant de mélancolie, stridents, exhumèrent mon cadavre de l'ennui.
Nu face au monde, l'asphyxie paraît naturelle, artérielle.
Les âges peuvent courir, l'expérience nourrir, les ressentiments pourrir, les textures atonales et le temps donnent une chance de guérir...

L'insecte qui pullule, grignoteur de cellules, engraissé par l'abus, menaçant de mille somations, te dévora.

Emprisonné dans ta gorge, la bête affamée se referma.
Te voilà maintenant parmi les nôtres, ma mère bienveillante, apaisée aux côtés de ceux qui nous construisent.
Engrandissent, ceux qui nous ont appris à dominer cette sinistre folie atavique qui nous étreint toi et moi.
Nous n'aurons pu faire connaissance que sur la fin, ces dernières heures muettes avant le départ, gorgées de sourires délicats, d'attention, ces souffles de compréhension ont gravé à jamais ma mémoire.
Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça, c'est si dur, ça me manque ...







# Posté le jeudi 14 février 2008 15:03

Modifié le lundi 07 décembre 2009 05:58